Ce pourrait être le titre de la politique budgétaire de la Municipalité actuelle. Bien que la Mairie essaie de freiner les dépenses de fonctionnement, l’encours de la dette communale tropézienne ne cesse de crever des plafonds jamais atteints.
Chaque Tropézien se trainera au pied, en 2010, un boulet de 8000€, difficile de courir et surtout d’investir. Malgré cette énorme charge, la Mairie veut continuer ses dépenses d’investissement de 48 Md’€ sur la mandature. La question est : Où va-t-on ? Mr le Maire veut essayer de maitriser la Dette (43,7M au CA 2008), mais n’a pas pour objectif de la réduire, afin de ne pas compromettre ses investissements. Donc, vous l’avez bien compris, qui va hériter de la « patate chaude »?, le futur Maire, bien sûr!
Voici quelques chiffres pour étayer mes propos :
fin 2004 la dette était de 24 Md’€, soit plus de 4000€/Hab.
En 2005 elle bondit à 29M et passe allègrement au dessus des 5000€/Hab.
En 2008 on la retrouve à plus de 43M.
Et cerise sur le gâteau, la Municipalité nous prévoit plus de 45Md’€ en 2010, ceci uniquement sur le budget principal
de la Commune. Ce n’est pas le nouvel emprunt de 10Md’€ qui va améliorer la situation. Nous serons, donc, à plus de 8056€/Hab. Ce chiffre aurait pu être pire s’il n’y avait eu une légère et miraculeuse augmentation de la population (+148Hab).
La dette moyenne nationale, pour des Villes comparables à Saint-Tropez, n’est que de 1000€/Hab. Nous, nous culminons à 8 fois plus, c’est à peine croyable ! Donc, encore une fois, où va-t-on? Que fait la Mairie ? Elle emprunte pour payer le capital de la dette, elle augmente les impôts et vend le patrimoine, ce qui semble devenir les trois nouvelles solutions de notre Elite financière.
Ces solutions ont évidemment leurs limites. Qu’en sera-t-il dans plusieurs
années ? La dette aura augmenté de manière insupportable, les impôts seront au plus haut et le patrimoine aura fondu comme neige au soleil. Que restera-t-il pour redresser la barre rapidement ? Il faudra plusieurs mandats pour revenir dans les critères de la moyenne nationale.
Le tour de force aurait été de réduire l’encours de la dette tout en continuant d’investir par la création de nouvelles recettes et faire ainsi rentrer de l’argent frais dans les caisses de la Commune, mais pour cela il faudrait que l’imagination soit au pouvoir…
Michel Mède