Michel Mède

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vendredi, février 5 2010

Après moi le déluge

Ce pourrait être le titre de la politique budgétaire de la Municipalité actuelle. Bien que la Mairie essaie de freiner les dépenses de fonctionnement, l’encours de la dette communale tropézienne ne cesse de crever des plafonds jamais atteints.

Chaque Tropézien se trainera au pied, en 2010, un boulet de 8000€, difficile de courir et surtout d’investir. Malgré cette énorme charge, la Mairie veut continuer ses dépenses d’investissement de 48 Md’€ sur la mandature. La question est : Où va-t-on ? Mr le Maire veut essayer de maitriser la Dette (43,7M au CA 2008), mais n’a pas pour objectif de la réduire, afin de ne pas compromettre ses investissements. Donc, vous l’avez bien compris, qui va hériter de la « patate chaude »?, le futur Maire, bien sûr!


Voici quelques chiffres pour étayer mes propos :

  • fin 2004 la dette était de 24 Md’€, soit plus de 4000€/Hab.

  • En 2005 elle bondit à 29M et passe allègrement au dessus des 5000€/Hab.

  • En 2008 on la retrouve à plus de 43M.


Et cerise sur le gâteau, la Municipalité nous prévoit plus de 45Md’€ en 2010, ceci uniquement sur le budget principal de la Commune. Ce n’est pas le nouvel emprunt de 10Md’€ qui va améliorer la situation. Nous serons, donc, à plus de 8056€/Hab. Ce chiffre aurait pu être pire s’il n’y avait eu une légère et miraculeuse augmentation de la population (+148Hab).

La dette moyenne nationale, pour des Villes comparables à Saint-Tropez, n’est que de 1000€/Hab. Nous, nous culminons à 8 fois plus, c’est à peine croyable ! Donc, encore une fois, où va-t-on? Que fait la Mairie ? Elle emprunte pour payer le capital de la dette, elle augmente les impôts et vend le patrimoine, ce qui semble devenir les trois nouvelles solutions de notre Elite financière.


Ces solutions ont évidemment leurs limites. Qu’en sera-t-il dans plusieurs années ? La dette aura augmenté de manière insupportable, les impôts seront au plus haut et le patrimoine aura fondu comme neige au soleil. Que restera-t-il pour redresser la barre rapidement ? Il faudra plusieurs mandats pour revenir dans les critères de la moyenne nationale. Le tour de force aurait été de réduire l’encours de la dette tout en continuant d’investir par la création de nouvelles recettes et faire ainsi rentrer de l’argent frais dans les caisses de la Commune, mais pour cela il faudrait que l’imagination soit au pouvoir…


Michel Mède

vendredi, octobre 9 2009

Devoir de mémoire

1/ S’il est vrai qu’il est important de se souvenir du débarquement en Provence et de commémorer le 15 août pour honorer les femmes et les hommes qui ont donné leur vie pour notre liberté, il est aussi vrai que nous devons maintenant faire évoluer la soirée à la citadelle qui peine à trouver un nouveau souffle. Une nouvelle municipalité, un nouveau concept ! Au groupe majoritaire d’innover !

2/ Dans un tout autre registre, la piste cyclable à l’entrée de la ville, au Pilon, vaut le détour. Allez vite voir le double virage à l’angle droit entre les poubelles ! Le bitume fait place à la terre et au sable humide. Le cycliste doit garder son sang froid, sinon, il finit dans les plantes vertes … ou pire dans un conteneur sentant bon le poisson rôti au soleil. Il y a tout de même un panneau lui intimant de tourner à droite ! A propos d’espaces verts, toujours aussi peu de fleurs et de belles plantes en ville. Nous ne risquons pas de gagner le concours du village le mieux fleuri de France.

3/ Proposons donc le marché des espaces verts à notre Sem-Service qui s’en sort plutôt bien dans l’entretien du jardin floral à la sortie du parking des Lices. Si personne n’oublie de soumissionner à l’appel d’offre, la gestion de ces espaces verts compenserait largement la perte du port. Ainsi nos gestionnaires, empêtrés dans les comptes nauséabonds du passé, pourraient se refaire une santé financière aux parfums des fleurs de saisons … un rêve ! Sachons cultiver notre jardin.

4/ On le sait bien, mais insistons tout de même, certaines rues et certains quartiers, mériteraient un bon coup de jet d’eau, un bon coup de propreté, ne comptons pas toujours sur la pluie pour nettoyer nos rues.

5/ Profitons de l’élaboration du PLU et des travaux en cours sur le terrain de la Prud’homie de Pêche, à la Ponche, pour initier une étude de création d’un parking souterrain réservé aux riverains, hôtels et restaurants du vieux quartier. Avec ,bien sûr, la reconstruction du site naturel en surface, identique à l’origine . Cette opération simultanée rallongerait la durée des travaux mais permettrait de ne toucher qu’une seule fois au Pré des pêcheurs. Ce parking devra, bien évidemment, s’autofinancer sur plusieurs années. Toujours à la Ponche, redynamisons le vieux port des pêcheurs en lui rendant ses pointus. Cela en améliorant la protection de la crique, comme l’avaient commencé nos anciens.

6/ En attendant, le temps passe et rien ne se passe. Les canons sont toujours par terre… On ne sait toujours pas pourquoi la Semagest n’a pas fait acte de candidature à la gestion du port… La soirée Buzz a certainement dû crever la bulle astronomique des 20 000 à 30 000 € prévus par M. le Maire lui-même… Et sur les 300 logements promis pendant la campagne électorale, toujours pas un seul à l’horizon…

A très bientôt. Michel Mede